Pourquoi est-ce que j'aime les loups, me demandera-tu...
Pourquoi pas?
Pourquoi n'aimerais-je pas l'hôte des bois, des steppes ou de la toundra?
Ecclectique, certes, mais pourtant si social...
Si social, certes, oui je me le dis...
Mais mes ancêtres, pour lui, étaient bien ses ennemis!
Ennemis de sang, ennemi de mort!
Ennemi pourquoi? Tout simplement, à tord...
Un animal qui court dans les plaines,
Cela donne des frissons
Alors quand il s'agite près de nos fermes,
On craint pour le nourisson.
"Le loup, le loup, voilà le loup!" Crient les villageois,
Mais ils ne comprennent pas, dans leur frayeur maternelle
Que le loup est déja repu, d'avant sa ballade dans les bois,
Du plus grand animal connu dans ce coin la, qui est le beau renne...
Plus tard, le nourisson à grandi, plus tard, il élève des moutons...
De très beaux moutons blancs, mais il est partis de son pôle natal!
Il s'est installé en France, et la, bien que sans compagnon,
Il s'en va faire paître, bien haut, dans la montagne, ses jolis moutons blancs.
Il les aime ses animaux, c'est son pain quotidien, sa nourriture, son travail...
Il ferait tout pour eux! Il irait jusqu'à mourrir pour eux!
Mais la nature est plus forte qu'un sentiment humain!
Et elle va lui faire recroiser le loup, encore sur son chemin.
Chemin faisant, le loup est en ballade,
On est à la mi-août, et le soleil est implaccable.
Le loup a quand-même une petite faim
Et choisi un petit mouton... Mais qui n'était pas sain.
Il s'approche, tout doucement, guêttant sa proie...
Il s'approche, s'approche de plus belle
Mais par ce soleil si éclatant
Il modère tous ses gestes
Certes, pas de disettes avant un mois.
Ce dit'il dans sa tête...
Mais moi, je connais ces bêtes la...
Et elles te remarquerons, avant que tu ne fasse un geste!
Le berger, lui, n'est pas loin,
il est juste à quelques centaines de metres,
Mais dans ces champs valonnés,
Tout le troupeau s'est séparé.
L'attaque est rapide,
le mouton était seul et affaiblis...
Mais il n'à même pas le temps pour dévorer sa pitance
Que déja, le berger à remarquer sa présence.
Lui qui a déja connu les loups, lorsqu'il était nourisson,
Le revoila face au "guévaudan".
Mais on lui a appris à régir face à cette abbomination
A coups de couteau ... ou à coups de lance.
Mais ici, ce n'est pas le grand nord!
Ce n'est pas sa terre maternelle...
Comment peut-on battre un ennemi,
Quand il est si bien sur son terrain?
Le loup, lui, ne connaît pas du tout d'humains
La France à cette époque, est pleine de vaste terrains...
Aussi, ce loup est jeune et n'a pas les compétences de ses vieux,
Alors il attends ... sans savoir ce qui l'attends.
De son côté, le berger, lui, a peur
Mais il s'avance quand même.
Car sa vie, c'est son troupeau
Et faudrait pas qu'il le perde.
Le loup fixe les yeux du berger.
Deux prédateurs qui se défient?
Mais non! Le loup n'est pas un tueur...
Il ne tue que pour se nourrir!
Le berger crains pour sa vie,
Mais il ne peut pas laisser cet ennemi sur ses terres
Et quand il voit le beau mouton blanc peint de couleurs cramoisies
Il ne peut garder sa mauvaise-humeur.
La haine, il ne l'a pas!
Ce n'est pas un assassin...
Il s'approche de son défiant,
Et reconnaît directement son petit mouton.
Il a tué le boiteux!
Il a tué le malade!
Tu n'est pas un assassin!
Et tu ne me fera pas de mal...
Le berger est confus, il ne sait plus quoi faire.
Pourquoi tuer un modérateur,
Quand il vous aide pour une tâche lourde à faire?
Le loup s'assied,
Il ne comprends pas le language de cet animal
Qui d'un pas prononcé s'était avancé,
Et qui pourtant maintenant est au plus mal.
Face à face mortel?
Bien sur que non!
Les années ont passés
Et le loup est à la maison.
Joli compagnon, que le loup...
Oui, mais ça, c'est seulement pour lui!
Le loup n'est pas un chien
Le loup à besoin de folie!
Folie qui est la liberté.
La liberté n'est qu'une folie!
Mais non réfléchis-bien,
Te plairais-tu, si tu étais chien?
Voila le loup, le loup ne se domestique pas!
Ne pensez surtout pas que c'est un chien
Juste un petit peu sauvage...
Massimo